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Une école au Kham

Fête traditionnelle du Tadji à Manigongo

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 Poursuivons notre voyage en plein cœur du Kham, sur les plaines de Manigongo. C’est l’été et , au matin du premier jour du traditionnel « Tadji », les tentes d’apparat sont dressées et les lampes à beurre brillent de mille feux.

Le "Tulku" tant attendu arrive enfin pour bénir, la matinée durant, tous ceux qui le désirent, l'un après l'autre (ici et depuis le 17ièmesiècle, les Tulkus sont des jeunes enfants officiellement reconnus comme étant la réincarnation d’un grand maître défunt).

Puis sonne l’heure de réjouissances qui sont pour les adolescents l’occasion de rencontres et de nouvelles idylles. Les chants et danses de courtoisie occuperont l’après midi. 

Les femmes ont revêtu des chemises colorées et des manteaux (ou « choubas ») brodées. Elles sont parées de bijoux traditionnels en argent et ornés de corail, d’ambre, d’ivoire, de « zi » (pierres noires et blanches typiques des hauts plateaux Tibétains) et de turquoises qui décorent aussi les « péraks », larges coiffes portées par celles dont les filles sont célibataires. Les hommes, cheveux tressés mettant en valeur de larges boucles d’oreille, ont sorti leurs plus belles tuniques de brocard, leurs « choubas » bordés de fourrure et … leur fusils en bandoulière.

Le soir venu, on se regroupe devant les tentes où ont été préparés de vrais repas de fête composés principalement de l’inévitable  « tsampa » (farine d’orge grillé avec sel et sucre, le tout pétri "à la main" dans du lait et du beurre de yack) et comme boisson … du non moins inévitable thé au beurre salé!

Le lendemain matin, on allume un feu de genévrier, et les chevaux sont amenés à en traverser l’épaisse et odorante fumée alors que les moines récitent des formules sacrées : c’est le « tsang », rite de purification et de bénédiction.

Puis démarrent les courses spectaculaires pour lesquelles adresse et courage sont indispensables. Assis sur leurs chevaux lancés à grande vitesse, le corps allongé vers l’arrière et les bras tendus, les cavaliers effleurent le sol leur mains. Plus tard, toujours au grand galop, ces courageux Khampas feront tournoyer au dessus de leur tête leurs fusils rudimentaires chargés de poudre et qu'ils déchargeront avec dextérité sur de minuscules cibles de papier fixés au sol.

En fin de journée, la victoire sera attribuée à l’un d’entre eux et, bien sûr, à sa monture.
Ils seront tous deux la fierté de leur tribu ... jusqu'au prochain Tadji !
   
             

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